Ce que la loi impose, et ce qu'elle laisse ouvert
La durée d'un bail commercial ne peut pas être inférieure à neuf ans. Le locataire peut en principe y mettre fin à l'expiration de chaque période de trois ans, moyennant un préavis donné dans les formes. Le bailleur ne dispose de cette faculté que dans des cas précis, et seulement si le bail la prévoit.
Ces règles protègent le fonds de commerce. Elles laissent une large liberté sur le reste du contrat, et c'est là que naissent la plupart des difficultés : une destination trop étroite qui empêche l'activité d'évoluer, des travaux de mise en conformité mis sans limite à charge du locataire, une garantie disproportionnée, une clause de cession qui rend la revente du fonds presque impossible.